La méthode Tank Attack est une stratégie de mise assez répandue, qui peut porter d’autres noms. On garde ici « Tank Attack », le nom couramment utilisé en Angleterre. Elle divise la bankroll en plusieurs parts, les « tanks », jouées chacune sur une série de paris à petites cotes. Voici son fonctionnement, un exemple chiffré et ce que donne le calcul.
En bref
La bankroll est divisée en 4 tanks. Chaque tank enchaîne des paris à petites cotes en rejouant ses gains, et s’arrête dès qu’il perd.
Elle multiplie par trois l’espérance du pari : elle amplifie un avantage, mais aussi une perte.
Le principe de la méthode Tank Attack
La méthode Tank Attack s’inspire d’une stratégie financière connue : diviser son capital en parts égales, les tanks, mises en jeu sur des paris différents. Par exemple, une bankroll de 400 euros peut être divisée en 4 tanks de 100 euros. N’utilise qu’une partie de ta bankroll totale : avec 10 euros, tu joues 4 tanks de 2,50 euros, le principe est le même.
- Tu choisis un objectif : un nombre d’étapes à réaliser avec chaque tank, ou une somme à atteindre, par exemple doubler la bankroll.
- À chaque étape, chaque tank est joué sur un pari, avec ses gains précédents.
- Un tank qui perd s’arrête. Les autres continuent.
- Quand l’objectif est atteint, le cycle est terminé : tu peux retirer les gains ou re-diviser la bankroll en 4 tanks.
Un exemple concret de la méthode Tank Attack
Bankroll initiale de 400 euros, divisée en 4 tanks de 100 euros, avec un objectif de 3 étapes successives.
| Étape | Tank | Mise | Cote | Résultat | Retour |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Tank 1 | 100 € | 1,40 | Gagné | 140 € |
| 1 | Tank 2 | 100 € | 1,30 | Gagné | 130 € |
| 1 | Tank 3 | 100 € | 1,45 | Perdu | 0 € |
| 1 | Tank 4 | 100 € | 1,65 | Gagné | 165 € |
| 2 | Tank 1 | 140 € | 1,30 | Perdu | 0 € |
| 2 | Tank 2 | 130 € | 1,40 | Gagné | 182 € |
| 2 | Tank 4 | 165 € | 1,50 | Gagné | 247,50 € |
| 3 | Tank 2 | 182 € | 1,35 | Gagné | 245,70 € |
| 3 | Tank 4 | 247,50 € | 1,20 | Gagné | 297 € |
Après la première étape, la bankroll vaut 140 + 130 + 165 = 435 euros. À la fin des trois étapes, elle vaut 245,70 + 297 = 542,70 euros, soit un bénéfice net de 142,70 euros. Mais ce résultat demande 7 paris gagnants sur 9, soit un taux de réussite très élevé.
Avantages et inconvénients de la méthode Tank Attack
- Avantage : la perte d’un tank n’arrête pas le jeu. Les 4 tanks reviennent à 4 « montantes » en parallèle, ce qui augmente les chances d’en mener une à terme.
- Avantage : la méthode est modulable : nombre de tanks, d’étapes, objectif.
- Inconvénient : les paris doivent être extrêmement fiables, avec des cotes qui ne dépassent pas 1,50 à 1,70.
- Inconvénient : elle ne fait pas gagner d’argent avec des pronostics moyens.
Que donne la méthode Tank Attack en calcul ?
Prenons un cycle de 4 tanks de 100 euros, chaque tank jouant 3 paris successifs à la cote 1,40. Un tank ne survit que s’il gagne ses 3 paris : la probabilité est p × p × p. Il rapporte alors 100 × 1,40 × 1,40 × 1,40 = 274 euros.
| Taux de réussite par pari | Espérance par pari | Espérance du cycle | Cycles où les 4 tanks perdent | Cycles gagnants |
|---|---|---|---|---|
| 71,4 % (pari équitable) | 0 % | 0 % | 16 % | 46 % |
| 69 % (marge de bookmaker) | −3,4 % | −9,9 % | 20 % | 40 % |
| 74 % (avantage réel) | +3,6 % | +11,2 % | 12,5 % | 53 % |
Un cycle est gagnant quand au moins 2 tanks sur 4 survivent (2 tanks rapportent 548 euros pour 400 misés). La méthode amplifie l’espérance par trois : une perte de 3,4 % par pari devient une perte de 9,9 % par cycle, et un avantage de 3,6 % devient un gain de 11,2 %. Comme tous les systèmes de progression sur les gains (voir notre test de la méthode Paroli), elle ne crée pas d’avantage : elle amplifie celui que tu as, ou celui que tu n’as pas.
Si tu réinvestis toute la bankroll cycle après cycle, la ruine devient très probable : avec 74 % de réussite par pari, environ 49 % des parcours sont ruinés après 5 cycles et 74 % après 10 cycles. C’est pourquoi la méthode Tank Attack doit rester limitée à une petite partie de la bankroll, avec des bénéfices retirés régulièrement. Pour une gestion plus sûre, voir notre comparatif des systèmes de mise.
Tank Attack : l’essentiel
Quatre tanks, des paris à petites cotes, et un tank qui s’arrête dès qu’il perd.
Elle amplifie l’espérance par trois : rentable seulement avec des pronostics très fiables, à limiter à une petite part de la bankroll.
Comme toute méthode de mise, la méthode Tank Attack ne change pas l’espérance de gain d’un pari, ce que montre la espérance mathématique. Si tu la testes, joue chez un opérateur agréé par l’Autorité nationale des jeux (ANJ) avec de petites mises, et garde en tête la ruine du joueur.
Ressources utiles : Joueurs Info Service.
Questions fréquentes
Quel taux de réussite faut-il pour que la méthode Tank Attack soit rentable ?
Il faut que le produit taux de réussite × cote dépasse 1 sur chaque pari. À cote 1,40, cela correspond à plus de 71,4 % de réussite. En dessous, la méthode perd, et trois fois plus vite sur un cycle de trois paris.
Combien de tanks utiliser ?
Quatre est un choix arbitraire : multiplier les tanks n’améliore pas l’espérance, mais réduit la variance, car la perte d’un tank est compensée par les autres.
Peut-on retirer les gains après chaque cycle ?
Oui, et c’est même recommandé : réinvestir toute la bankroll expose à une ruine très probable à terme.
La méthode Tank Attack est-elle meilleure qu’une mise fixe ?
Non, sauf pour le plaisir de jouer des séries. Une mise fixe de 1 à 2 % de la bankroll expose à bien moins de risque de ruine : voir notre guide de gestion de bankroll.
Aller plus loin
- La méthode Paroli
- Le comparatif des systèmes de mise avec simulation
- La gestion de bankroll
- Les plans de mise aux paris sportifs
⚠️ Avertissement important
AsianConnect et les bookmakers auxquels il donne accès ne sont pas agréés par l’ANJ : ils ne sont pas autorisés en France. Ce sont des plateformes plus risquées que les bookmakers agréés.
- Ton compte peut être gelé à tout moment et tes fonds perdus.
- Aucun recours possible en cas de problème : ni l’ANJ ni la justice française ne peuvent intervenir.





