Une martingale est une technique dont le but (illusoire) est d’augmenter les chances de gain aux jeux de hasard tout en respectant les règles de jeu. Ces techniques ont historiquement été développées pour gagner à la roulette au casino.

Appliquée aux paris sportifs, la martingale sera assimilée à un système de « montante » dans lequel la mise augmente lorsque l’on perd son pronostic, afin de compenser les pertes précédentes. Cette mise devient donc plus de plus en plus importante car à chaque pari on l’augmente par un coefficient multiplicateur.

En théorie, d’un point de vue strictement mathématique, les martingales sont efficaces et rentables. Mais pour fonctionner, il faut être capable d’augmenter les mises au fil des paris perdus et la théorie prévoit un budget illimité pour réussir à suivre l’augmentation des mises. Et même si vous êtes très riche, les bookmakers limitent la mise maximale ce qui empêchera d’appliquer toute méthode.

Nous allons voir les principales martingales, et étudier dans quel cas elles peuvent être potentiellement intéressantes dans une pratique raisonnée des paris sportifs.

Les principales martingales

La martingale classique (martingale de Hawks)

Cette martingale classique est la plus utilisée par les joueurs de roulette. Son fonctionnement est très simple. Il faut jouer une chance simple à la roulette (pair ou impair, noir ou rouge, passe ou manque, que des choix avec des cotes équivalentes à 2.00) et, si vous perdez, vous rejouez en doublant la mise jusqu’à ce que vous parveniez à gagner.

En théorie imparable, mais très risquée dans la pratique car il n’est pas rare de voir des mauvaises séries se prolonger.

Pour une mise de base de 1 euros ou 1 unité, en cas de perte il faudra miser 2 euros, puis 4, 8, 16, 32, 64…

Dans le cadre des paris sportifs où la mise conseillée ne dépasse pas 5% de la bankroll, la banqueroute arrivera très rapidement. Notez en plus que les cotes de 2.00 n’offrent pas une probabilité de réussite de 50%, loin de là (cet article vous aidera à y voir plus clair dans cotes).

Evitez systématiquement toutes les méthodes de paris qui se basent sur ce type de martingale.

La grande martingale

C’est le même fonctionnement que la martingale classique, sauf que lorsque vous perdez, vous doublez la mise et vous rajoutez une unité.

– Mises avec la martingale classique : 1, 2, 4, 8, 16, 32…
– Mises avec la grande martingale : 1, 3, 7, 15, 31, 63…

Vous voyez que les mises augmentent encore plus vite, ce qui ne va pas nous arranger pour parier… On oublie donc ce type de système.

La martingale piquemouche

La martingale piquemouche est encore une autre variante de la méthode classique.

La différence tient au fait que vous ne doublez pas la mise après une partie perdue… mais après trois parties consécutives perdues et ce, jusqu’à ce que vous gagniez.

– Mises avec la martingale classique: 1,2,4,8,16,32
– Mises en « Piquemouche » : 1,1,1,2,2,2,4,4,4,8,8,8,16,16,16

Cette martingale impose donc de gagner 2 fois de suite pour compenser les pertes.

Dans les paris sportifs, un système de mise basé sur cette martingale piquemouche permettra de mettre beaucoup moins en danger la bankroll puisqu’il faut 10 paris perdus successivement pour dépasser le seuil de mise de 5% de la bankroll.

Les martingales d’Alembert et Contre d’Alembert

La martingale d’Alembert, aussi appelée pyramide d’Alembert est l’une des plus simples au jeu de la roulette :
– après un coup perdant, vous augmentez la mise d’une unité
– alors qu’après un coup gagnant, vous la diminuez d’une unité.

Ce système est intéressant mais reste risqué puisque les mises peuvent vite augmenter comme dans la martingale classique…

Dans le même registre, il y a la martingale Contre d’Alembert, dans laquelle on augmente les mises lorsqu’on gagne et on les diminue lorsqu’on perd. Intéressant dans une bonne série puisque cela peut permettre d’augmenter facilement les gains, et également de réduire les pertes en cas de mauvaise série.

A noter aussi une variante, la martingale de Wells ou montante de Wells qui s’utilise pour limiter les pertes lors de séries défavorables à la roulette au casino. Comme pour la martingale d’Alembert, on diminue d’une unité la mise après un coup gagnant et on l’augmente d’une unité après un coup perdant. la seule différence réside dans le niveau de la mise initiale qui ne sera pas d’1 unité mais le plus souvent de 5 unités.

Dans les paris sportifs, on pourra faire varier les mises autour de l’unité classique. Pourquoi pas avec des niveaux comme ceux-là : 0,3 – 0,5 – 1 unité – 2 – 3
On commence à parier avec 1 unité et on monte ou descend dans les niveaux selon la méthode que l’on emploie.

Conclusion sur les martingales

Quel que soit votre niveau dans les paris sportifs, évitez autant que possible les systèmes qui se basent sur les martingales.

Si vous débutez dans les paris sportifs, utilisez une mise fixe de 1 unité par pari (1 unité correspondant traditionnellement à 1% de votre bankroll). Ce n’est qu’après avoir maîtrisé des stratégies de paris à unité de mise fixe sur le long terme, en se basant sur de solides analyses, que vous pourrez envisager de tester des systèmes de mises plus complexes.

Si toutefois vous souhaitez expérimenter une de ces stratégies, voici nos conseils :

  • limitez absolument l’augmentation des mises en mettant des paliers intermédiaires,
  • oubliez les cotes trop faibles, sinon l’augmentation de mises ne permettra jamais de compenser les paris perdants,
  • analyser tous vos paris, ne jouez que des paris à forte fiabilité afin d’avoir un bon taux de réussite et limiter l’augmentation des mises.

Des quantités d’autres martingales existent, vous en trouverez facilement sur internet (ici par exemple), si vous avez une technique de pari efficace exploitant une martingale, n’hésitez pas à la partager en commentaire !

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