Dans cet article nous allons faire le tour de la question des cotes dans les paris sportifs. La cote est sans doute une des premières choses que vous considérez avant de placer un pari, et vous y accordez une grande importance…

Cependant, connaissez-vous bien le lien entre la cote affichée et la probabilité que l’événement sur lequel vous pariez se produise ?
Savez-vous quelle est la part du bookmaker dans les paris sur un événement ?
Quelles différences y a t’il entre cotes ARJEL et cotes des bookmakers internationaux ?
Quelles sont les différents types de cotes ?
C’est parti, on répond à toute ces questions !

Une cote ? Qu’est-ce que c’est en fait ?

La cote est proposée par le bookmaker, elle reflète la probabilité estimée pour qu’un événement se produise.

Pour donner une cote, le bookmaker est un spécialiste, un expert du domaine. N’oubliez jamais que c’est son métier et qu’il est donc là pour gagner de l’argent !

Il prend en compte un grand nombre de paramètres, possède une excellente connaissance du sport en question, et dispose d’outils d’analyse très perfectionnés. Pour faire simple, le bookmaker va se baser sur 3 éléments pour délivrer ses propres cotes :
– les données historiques et statistiques
– les informations, l’actualité (joueurs blessés, météo, rumeurs de transfert…)
– les cotes des autres bookmakers

Grâce à cela, les cotes proposées doivent être équilibrées, afin que les parieurs soit tentés équitablement par les différentes possibilités.

Une fois émises, les cotes d’un événement pourront varier afin de s’adapter aux paris engagés par les parieurs. Prenons par exemple une équipe donnée gagnante à 1.80, si une majorité de parieurs prennent ce pari, cela va faire diminuer la cote afin de réduire le risque pour le bookmaker de perdre de l’argent, et de répartir les mises sur les autres éventualités du match, en leur attribuant des cotes plus alléchantes. Le but du bookmaker est qu’avec un événement correctement coté, les mises se répartissent uniformément entre les différentes éventualités.

Un exemple simple : le pile ou face

Imaginons qu’un bookmaker décide de vous offrir la possibilité de parier sur un tirage à pile ou face.
Nous sommes bien d’accord qu’il y a 50% de chance pour que le tirage donne pile, et 50% de chance que le tirage donne face.
Sur un grand nombre de tirages, nous devons obtenir 50%-50%.

Quelles seraient les cotes proposées pour ces 2 événements ?

Pile : 1 / 50% = 2,00

Face : 1 / 50% = 2,00

Nous serions dans une situation équitable avec deux cotes équivalentes à 2.00 qui représentent 2 événements aussi probables l’un que l’autre.

Les mises se répartiront équitablement entre le pile et le face et 100% de l’argent parié sera redistribué. Sur un nombre infini de tirages, tout l’argent perdu sur les paris « pile » aura permis de payer les paris « face » et inversement.

Mais alors comment le bookmaker gagne-t-il sa vie ?

D’un seul coup vous vous faites du souci pour ces pauvres bookmakers qui triment toute la journée pour nous proposer des cotes équitables et qui n’en retirent rien pour vivre !

Alors pas de panique, ne vous en faites pas pour eux, car au passage ils prélèvent une commission !

C’est à dire que sur notre pari pile ou face, les cotes proposées pour le pile et le face ne seraient pas de 2,00 et 2,00, mais plutôt de 1,90 et 1,90.
Autrement dit sur un nombre infini d’essais, ce sera toujours le bookmaker qui sera gagnant puisqu’une portion des mises n’est pas redistribuée. Du coup si vous pariez tout le temps sur le « pile », vous avez effectivement 50% de réussite dans votre pari sur le long terme, mais la cote étant inférieure à 2,00 vous serez perdant…

Exemple concret sur un match de basket

Afin d’illustrer de manière plus concrète la commission prise par les bookmakers, voici un exemple de match de basket, la finale du championnat de basket allemand entre Alba Berlin et Bayern :

D’après les cotes nous voyons que ce match semble équilibré. Nous pouvons prendre l’exemple de l’excellent bookmaker Marathonbet :
– Alba Berlin 1.94
– Bayern : 1.98

Transformons ces cotes en probabilités :
– Alba Berlin : 1 / 1.94 x 100 = 51,5%
– Bayern : 1 / 1.98 x 100 = 50,5%

Nous y voilà, on dépasse les 100% de probabilité pour cet événement… Les 2% supplémentaires correspondent à la commission que va prélever Marathonbet sur les paris sur ce match.

Vous retrouvez cette information directement dans la colonne « Payout » dans laquelle vous voyez que 98% de l’argent est redistribué par Marathonbet (c’est le site oddsportal.com qui permet d’obtenir simplement ces informations).

Autrement dit, grâce à ces cotes équitables, les parieurs miseront équitablement sur Alba Berlin et sur le Bayern, ce qui permettra au bookmaker d’être finalement gagnant en prélevant 2% de ces sommes misées.

Et les bookmakers français soumis à l’ARJEL ?

Pour faire rapide l’ARJEL est l’Autorité de Régulation des Jeux En Ligne, c’est elle qui – entre autre – donne l’agrément aux bookmakers pour exercer sur le marché français, tout en prélevant au passage une belle part du gâteau…

Revenons à notre match ci-dessus et à la colonne payout… Regardez les commissions prises par les bookmakers internationaux, vous constaterez que l’on se situe entre 2 et 7% maximum.

Et maintenant les bookmakers du marché français sur ce même match :
– Bwin.fr : 14,4%
– France-Pari : 17,1%
– Unibet.fr : 11,6%

Arrrrrrrrrrgggghhh !

Voilà pourquoi les cotes proposées par les bookmakers français sont moins bonnes que les bookmakers étrangers, tout simplement parce que la commission prélevée par l’état sur les mises vient les plomber.

Très clairement sur ce type de marché, ce sera beaucoup plus dur pour un parieur ARJEL d’être gagnant sur le long terme, par rapport à un parieur sur un Bookmaker international. Avec les même paris, l’un pourra avoir un bilan négatif, alors que l’autre sera positif. D’où l’intérêt des tests réalisés sur Pronotest, pour valider les Tipsters en conditions ARJEL.

Autre exemple, le premier match de l’équipe de France pendant la coupe du monde 2018 :

Sur ce marché, l’écart entre les bookmakers ARJEL et internationaux se resserre, un gros effort doit être consenti pour stimuler les parieurs sur l’énorme marché que représente la coupe du monde…

Un petit tour sur Oddsportal permet de vérifier les cotes avant de parier, et voir comment se situe notre marché ARJEL…

Les différents types de cotes

Pour finir cet article sur les cotes, nous vous présentons en plus des cotes européennes classiques ou cotes décimales que nous avons l’habitude de manipuler, les cotes anglaises et les cotes américaines.

Les cotes anglaises 

En Angleterre, on parle de cotes fractionnées puisque les cotes sont données sous forme de fractions comme par exemple 3/7 , 15/2 ou encore 5/11.

Pas simple à utiliser et encore moins à comparer…

Si vous misez 10 euros sur une cote à 3/7, il faut effectuer le calcul :

10 x 3/7 = 4,28 euros de bénéfices si votre pari est gagnant.

Pour comparer c’est encore plus pénible puisque si vous avez des souvenirs de mathématiques de collège, vous savez qu’il faut mettre les 2 fractions avec le même dénominateur… Prenons l’exemple de 3/7 et 5/11, quelle est la meilleure cote ? Je vous laisse tout mettre en 77e pour comparer…

Les cotes américaines

Bon alors là c’est clairement du grand n’importe quoi, surtout pour quelqu’un qui a toujours eu l’habitude des cotes décimales.

Les cotes américaines commencent par un signe positif ou négatif, par exemple -110 ou +120. Un nombre négatif indique la somme qu’il faut parier pour obtenir un bénéfice de 100 $, tandis qu’un nombre positif indique le montant du gain potentiel pour une mise de 100 $.

Finissons avec un tableau classique de correspondance entre cotes européennes, anglaises et américaines :

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