À l’origine, la méthode Labouchère est un système de mise que l’on attribue à Henry Du Pré Labouchère (1831-1912), homme politique et journaliste britannique. Son nom est resté associé à cette martingale, bien connue des adeptes de la roulette.
La méthode Labouchère fait partie des martingales, ces progressions de mise après une perte. Nous allons l’adapter aux paris sportifs et voir comment elle peut devenir un système de paris ludique pour atteindre un objectif de gain.
Le principe : subdiviser la somme que l’on veut gagner en 10 parties égales, écrites sous la forme d’une ligne. Voici ce que cela donne si l’on désire remporter 300 euros :
30 30 30 30 30 30 30 30 30 30
Chaque pari vise à gagner la somme du premier et du dernier nombre de la ligne. Quand un pari est gagné, on raye ces deux nombres ; quand il est perdu, on ajoute la mise perdue à la fin de la ligne. L’objectif est atteint lorsque tous les nombres sont rayés : le gain total est alors de 300 euros.
Fonctionnement de la méthode Labouchère appliquée aux paris sportifs
On détermine la mise de chaque pari avec la formule :
Mise = (premier nombre + dernier nombre) / (cote − 1)
Remarque : pour limiter la hauteur des mises, il est conseillé de réaliser des paris sur des cotes d’au moins 2.
1er pari
30 30 30 30 30 30 30 30 30 30
Nous plaçons notre 1er pari d’un montant de (30 + 30) / (2,5 − 1) = 40 euros, pour une cote de 2,5. À partir de ce point, plusieurs scénarios sont possibles. Dans notre exemple, ce premier pari est perdu : nous ajoutons 40 euros (la perte) au bout de la ligne.
30 30 30 30 30 30 30 30 30 30 40
2e pari
Avec un pari sur une cote de 2 :
(30 + 40) / (2 − 1) = 70 euros de mise
Imaginons que ce 2e pari soit également perdu. Voici notre nouvelle ligne :
30 30 30 30 30 30 30 30 30 30 40 70
3e pari
On utilise la même formule avec une cote à 1,8 par exemple :
(30 + 70) / (1,8 − 1) = 125 euros de mise
Le pari est gagné : nous rayons le premier et le dernier nombre de la ligne.
30 30 30 30 30 30 30 30 30 30 40 70
4e pari
Même formule avec un pari sur une cote de 2 :
(30 + 40) / (2 − 1) = 70 euros de mise
Le pari est gagné, nous rayons donc à nouveau le premier et le dernier nombre de la ligne :
30 30 30 30 30 30 30 30 30 40
5e pari et suivants
Nous poursuivons la stratégie en ajoutant ou en rayant des nombres jusqu’à ce que tous les nombres de la ligne soient rayés : nous aurons alors obtenu notre gain de 300 euros. Dans notre exemple, après 4 paris, la ligne est passée de 300 à 240 : le profit est déjà de 60 euros.
Remarques sur l’emploi de la méthode Labouchère
- Les mises progressent moins vite au début que dans les martingales classiques, mais nos simulations (plus bas) montrent que la méthode expose elle aussi à un fort risque de blocage.
- La mise en œuvre est amusante : c’est agréable de suivre l’évolution de « sa ligne ». On peut très bien s’amuser avec une ligne de 10 fois 1 euro pour essayer.
- L’inconvénient est qu’il faut réussir plus de 50 % de ses paris pour venir à bout de sa ligne, tout en prenant des cotes proches de 2 au minimum afin de limiter les mises. Cela implique une bonne analyse et une expérience solide.
- Cette méthode demande patience et rigueur, comme toutes les méthodes de paris qui visent un gain sur le long terme.
Que donne la méthode Labouchère sur 5 000 simulations ?
La méthode Labouchère est souvent présentée comme moins risquée que les martingales classiques, car les mises progressent moins vite au début. Nous l’avons testée sur 5 000 parcours simulés : ligne de départ 1-2-3, mise de base de 10 €, cote 2,00, bankroll de 1 000 €. Un parcours est « bloqué » quand la mise demandée dépasse la bankroll restante.
| Situation | Horizon | Parcours bloqués | Parcours gagnants | Bankroll médiane finale |
|---|---|---|---|---|
| 48,75 % de réussite (marge de bookmaker) | 200 paris | 78 % | 22 % | 260 € |
| 48,75 % de réussite (marge de bookmaker) | 1 000 paris | 97 % | 6 % | 240 € |
| 50 % de réussite (pari équitable) | 1 000 paris | 94 % | 11 % | 260 € |
| 52 % de réussite (avantage réel) | 1 000 paris | 82 % | 24 % | 340 € |
Pour comparaison, une mise fixe de 10 € ne bloque aucun parcours sur 200 paris et seulement 2 % sur 1 000 paris dans le premier cas. La raison tient à la manière dont la ligne grandit : chaque pari perdu ajoute un nombre à la fin de la ligne, donc la mise suivante (premier chiffre plus dernier chiffre) augmente de plus en plus vite dès qu’une mauvaise série s’installe. Même avec un avantage réel de 4 %, 82 % des parieurs se retrouvent bloqués sur 1 000 paris.
La méthode Labouchère reste un jeu de progression amusant à suivre, mais elle ne rend pas gagnant un pari perdant. Retrouvez les résultats des autres systèmes dans notre comparatif avec simulation, ainsi que nos tests de la méthode d’Alembert et de la méthode Paroli.
Questions fréquentes
La méthode Labouchère est-elle rentable ?
Non, pas sur le long terme : la progression ne modifie ni la cote ni la probabilité de réussite. Sur 1 000 paris à cote 2,00, 97 % des parcours simulés sont bloqués quand le pari a une espérance légèrement négative.
Quelle ligne de départ choisir ?
Une ligne courte (1-2-3 par exemple) limite la mise initiale mais ne réduit pas le risque de blocage. Plus le gain visé est élevé, plus les mises montent vite.
Quelle alternative à la méthode Labouchère ?
Une mise fixe de 1 à 2 % de la bankroll sur des paris à valeur. Pour adapter la mise à l’avantage, consultez notre article sur le critère de Kelly.






Je ne connaissais pas celle-ci, toujours intéressent d’apprendre de nouvelles méthodes.
Merci bien.
Au sujet des PARIS SPORTIFS
il faut jouer la Victoire à domicile
et s’arrêter à la 3ème perte.
Voir le système d’Ecopage
inventé par pierre calvete
Pierre Calvete, il est partout