Parier sur le match nul fascine beaucoup de parieurs : il sort environ un match sur quatre, et sa cote dépasse presque toujours 3. Sur le papier, c’est tentant. En pratique, le nul est l’issue la plus difficile à prévoir du football. Voici sa fréquence réelle, les matchs qui s’y prêtent, et les méthodes que nous avons testées sur Pronotest.
En bref : le nul arrive dans 22 à 29 % des matchs selon le championnat. Il est plus probable quand les deux équipes sont proches et marquent peu. Aucune méthode ne le rend rentable par elle-même : tout repose sur la sélection des matchs et sur la cote obtenue.
Quelle est la fréquence réelle des matchs nuls ?
Sur la saison 2024-2025, la part de matchs nuls variait nettement d’un grand championnat à l’autre, selon SportyTrader :
| Championnat | Matchs nuls | Buts par match |
|---|---|---|
| Serie A | 29 % | 2,70 |
| Premier League | 28 % | 2,92 |
| Liga | 26 % | 2,61 |
| Bundesliga | 24 % | 3,22 |
| Ligue 1 | 22 % | 2,98 |
Un nul sur quatre, c’est une cote juste moyenne autour de 4. Les cotes du nul se situent souvent entre 3 et 4 : sur un match pris au hasard, le pari est donc perdant. Les écarts d’une saison à l’autre sont aussi importants : une Ligue 1 à 22 % une année peut remonter la suivante.
Quand parier sur le match nul : les matchs propices
Avec la loi de Poisson, on voit bien ce qui fait monter la probabilité d’un nul : des équipes proches et peu de buts attendus.
| Buts attendus (A / B) | Probabilité du nul | Cote juste |
|---|---|---|
| 1,0 / 1,0 | 30,9 % | 3,24 |
| 1,3 / 1,3 | 26,4 % | 3,79 |
| 1,6 / 1,1 | 24,9 % | 4,02 |
| 1,6 / 1,6 | 23,4 % | 4,27 |
| 2,0 / 0,7 | 20,0 % | 5,00 |
Deux équipes à 1,0 but attendu chacune font match nul près d’une fois sur trois. Le même équilibre avec plus de buts (1,6 / 1,6) fait descendre le nul à 23 %, et un net déséquilibre (2,0 / 0,7) à 20 %. Le modèle a ses limites, mais la logique tient : équilibre + peu de buts = plus de nuls.
D’autres facteurs peuvent compter : un enjeu qui pousse les deux équipes à se contenter d’un point, des défenses solides, un terrain lourd ou une fin de saison sans enjeu. Ils sont plus difficiles à chiffrer, et les bookmakers les connaissent aussi.
Les façons de parier sur le match nul
- Le nul sec (X du 1N2) : le pari le plus simple, à une cote souvent comprise entre 3 et 4.
- Le nul à la mi-temps : bien plus fréquent, mais moins bien payé (voir notre article mi-temps fin de match).
- Le score exact 0-0 ou 1-1 : des cotes plus élevées, une marge plus lourde (voir score exact).
- Contre le nul : le Lay the Draw sur un exchange, ou la double chance 12, qui gagne si l’une des deux équipes l’emporte (voir double chance).
Les méthodes testées sur Pronotest
Lay the Draw
Tu paries contre le nul avant le match sur un exchange, puis tu revends ta position après un but. La méthode dépend du premier but, pas du résultat final. Tout est expliqué, avec un exemple chiffré, dans notre article Lay the Draw.
Fibonacci sur les matchs nuls
Tu augmentes ta mise après chaque nul manqué en suivant la suite de Fibonacci. Notre test de la méthode Fibonacci montre pourquoi elle peut casser une bankroll lors des longues séries sans nul.
Nos méthodes de mise originales
Plusieurs façons de répartir tes mises sur une série de matchs à nul potentiel sont présentées dans nos méthodes de mise sur les matchs nuls.
Les tipsters spécialisés
Certains pronostiqueurs ne jouent que des nuls. Parmi ceux que nous avons suivis, JK Diego et 1XDraw ont obtenu notre approbation. La méthode PASSINUL, elle, a reçu un avis réservé : lis son bilan avant de t’y intéresser.
Les pièges à éviter
- Croire qu’un nul « doit » tomber. Une équipe qui n’a pas fait nul depuis dix matchs n’a pas plus de chances d’en faire un au prochain.
- Doubler sa mise après chaque perte. Avec une chance sur quatre par match, une série d’une dizaine de matchs sans nul est courante sur une saison, et une progression de mise peut vite dépasser ta bankroll (voir séries de pertes).
- Jouer tous les matchs serrés. Sans sélection ni comparaison des cotes, tu paies simplement la marge du bookmaker sur chaque pari.
Parier sur le match nul : l’essentiel
Le nul sort dans 22 à 29 % des matchs : cherche les équipes proches qui marquent peu.
Aucune méthode ne le rend rentable seule : la sélection et la cote font la différence.
Questions fréquentes
Quel championnat a le plus de matchs nuls ?
En 2024-2025, la Serie A (29 %) et la Premier League (28 %) devançaient les autres grands championnats, la Ligue 1 fermant la marche (22 %). Ces chiffres varient d’une saison à l’autre.
Quelle cote pour un match nul ?
Le plus souvent entre 3 et 4 dans les grands championnats. Pour qu’un nul à 3,40 soit intéressant, tu dois estimer sa probabilité au-dessus de 29,4 % (1 / 3,40).
Parier sur le match nul est-il rentable ?
Pas en soi. Il l’est seulement si ta sélection repère des matchs où le nul est plus probable que ce que dit la cote, comme pour tout value bet.
Aller plus loin
- Lay the Draw : la méthode expliquée
- Méthode Fibonacci sur les matchs nuls
- Nos méthodes de mise sur les matchs nuls
- La loi de Poisson et son calculateur
- Parier sur le football : le guide complet
⚠️ Avertissement important
Les séries sans nul peuvent être très longues : n’augmente jamais tes mises pour te refaire. Ne mise jamais plus que ce que tu peux te permettre de perdre.






